Essaye De Pas Rire Ou Sourire Restaurant

Se faire réaligner les dents la trentaine passée, est-ce bien raisonnable ? Après tout, le prince est souvent déjà charmé, les dés professionnels sont lancés, on peut être perdu entre les grossesses ou les naissances, et il y a tant de priorités… Et pourtant. Cette folie, je l’ai faite, et quel chemin de croix tout au long de ces 23 mois! Au point de n’avoir pas vraiment songé à me confier sur le sujet, malgré mes fréquentes chroniques sur le blog. Car l’orthodontie ce n’est pas bien glamour, le traitement bien lourd, et le vécu avant/pendant si douloureux que le sujet en serait presque intime. Mais la fée Chris est passée par là, a su me convaincre, elle qui a connu l’avant-après, et il y a bien parmi vous des personnes qui comme moi ont caressé ce rêve, n’est-ce pas? Voici donc mon petit journal de bord, mon témoignage qui, je l’espère, convaincra peut être quelqu’un de sauter enfin le pas!

Mon sourire de macaque ou l’origine du mal…

C’est ainsi que le dénommait mon frère. On n’est pas tendre dans les fratries… A chaque réunion de famille quand l’appareil photo pointait le bout de son nez : « Ne fais pas ton sourire de macaque ! ». Je fermais la bouche et tordais mon visage dans un rictus… Et voici comment l’idée a germé. Me faire refaire mon sourire lui clouerait le bec! Là je parle de mon complexe. Car le reste…

Il est long le chemin…

Mais quand donc a commencé mon histoire avec l’orthodontie? Jeune comédienne n’osant sourire sur mes photos de casting, j’ai un jour poussé timidement la porte d’un célèbre orthodontiste parisien. J’avais dix-neuf ans, les dents de travers, et le docteur Fillion était un des orthodontistes les plus réputés de la capitale.

J’ai sagement fait une radio panoramique dentaire, et ai stoïquement reçu le coup de massue du docteur, assise pleine d’espoir devant son bureau. Quarante deux mille francs! Moi qui n’avait pas encore les moyens de partir de chez mes parents! J’ai retenu un rire nerveux, balayé les facilités de paiement avec le sourire, et suis rentrée en larmes à la maison. Fin du rêve.  Et ne croyez pas que je m’apitoie sur moi-même les filles. Celles qui parmi vous ont les dents abimées ou de travers comprennent, c’est une souffrance de ne pas oser sourire.

Et puis j’ai grandi…

Deuxième étape, quelques années plus tard. Jeune célibataire, je gagne mieux ma vie. Assez en tout cas pour prendre le risque (et oui c’est un risque quand on est intermittent!) de m’engager financièrement sur un traitement. Et justement  mon adorable dentiste en connaît un, qui serait plus dans mes moyens. J’y fonce. Et bien non, toujours pas. Encore trop cher, on parlait là toujours de six à huit mille euros, et le type seul dans son cabinet tristounet ne m’inspirait pas. Mais voilà que quelque temps plus tard je tombe sur un article dans un Nouvel Obs? Où j’entends parler pour la première fois de la consultation du sourire de l’hôpital Rothschild.

Je suis emballée, je viens de rencontrer Choupi, tout me sourit enfin? Des semaines d’attente ne me font pas peur. Je ne suis plus à cela près! Quatre mois après mon appel, et sans oublier le plus long, une heure et demie de patience dans la salle d’attente, me voici enfin devant une équipe épatante de spécialistes. Hélas! Je n’y retrouve aucune solution miracle. J’envisageais alors d’y poser des plaquettes, solution rapide et économique… Pas question, mes dents sont saines. Et je ne m’en réjouis pas!

Je demande alors les fameuses gouttières Invisalign. C’est la nouvelle marotte de l’orthodontie. Pour cent-quatre-vingts euros par mois, gouttières à refaire chaque mois bien évidemment, on place les dites gouttières invisibles en plastique sur les dents. Elles reproduisent la position idéale afin de contraindre les dents à s’y ranger. Mais ce n’est valable que pour des petits déplacements et ce n’est pas du tout mon cas!

Seule issue : l’orthodontie classique encore, et j’y rencontre là un orthodontiste avenant, sourire ultrabrite à l’américaine, très vendeur. Peut être trop… Car même si je l’ai revu dans son cabinet, je n’ai  pas donné suite encore une fois.  Trop cher, trop speed, traitement présenté comme une partie de plaisir et je n’étais pas dupe, il m’a manqué un déclic pour sauter le pas.

And the winner is… Le docteur Collins

A qui, à quoi dois-je de m’être décidée? Aux circonstances? A Choupi qui se lance sans la moindre hésitation dans l’aventure, après un contrôle à la consultation du sourire, pour sauver ses dents menacées par la malformation de sa mâchoire? Moi qui avais craqué pour ses dents de travers, y retrouvant mon double, quelle ironie! Le voilà qui me pique mon rêve, lui qui se moquait de ses dents comme de sa première chemise!

Mais voici une rentrée d’argent imprévue. Est-ce enfin le moment? Et surtout n’est-ce pas trop tard? Après tout Tom Cruise vient bien de le faire, lui à la quarantaine passée! J’accompagne Choupi pour sa première consultation. Il a rencontré une femme orthodontiste qui le rassure. J’observe, demande un rendez-vous. Choupi avait raison.

Il m’aura fallu quinze ans et rencontrer quatre orthodontistes pour enfin me sentir en confiance, avoir des réponses à mes questions, trouver quelqu’un qui n’enjolive ni ne noircisse le tableau, au delà de l’orthodontiste une femme formidable qui comprenne mes angoisses et mes attentes. Elle m’explique médicalement ce que mes dents risquent en l’état. A savoir que ma supraclusion commence à saper leurs racines. Et me rassure enfin.

Cette fois-ci je suis prête, et c’est décidé, je me lance. J’opte pour un traitement invisible, un peu plus couteux mais les bagues seront cachées sur l’envers de mes dents. C’est parti pour dix-huit mois d’appareil dentaire… En amoureux. Et cela est très fréquent me confie l’orthodontiste, qui n’en est pas à ses premiers mariés! De nombreux couples se lancent à deux dans la bataille, question de courage. Pas forcément des jeunes, et l’homme est souvent le moteur figurez-vous! Des mamies aussi, qui veulent être baguées « comme leurs petits enfants ». Si. Sa plus vieille patiente a soixante-dix ans. Et est ravie de cette aventure!

Phase n°1 : 13 février 2008, c’est parti!!!

Après une prise d’empreinte le mois précédent, mes bagues, ou brackets, « Incognito » commandées dans le laboratoire allemand spécialisé 3M Unitek sont enfin arrivées, et c’est le jour J. Heureusement mon orthodontiste les a faites réaliser sur mesure, et refuse de travailler avec celles en vente dans le commerce. Les brackets sur mesure sont plus faciles à supporter, dérangent moins la langue. Mon praticien me les pose donc lors d’une longue séance d’une heure et demie.

Je n’ai pas mal tout de suite, mais je n’arrive plus vraiment à articuler. Pour m’habituer au changement, la dentiste n’a posé que le bas de l’appareil… Pour que je souffre moins aussi? Autant être franche avec vous, ces premiers jours sont un enfer! Si au sortir du cabinet je n’ai ressenti qu’un inconfort modéré, les plaies sont arrivées très vite!  Je n’avais pas réalisé que les bagues à l’intérieur de la bouche seraient bien plus blessantes, mais mon métier de comédienne ne me permet pas dix-huit mois de chômage! Consolation : au moins je n’ai pas eu besoin d’extractions avant de commencer mon traitement! Il est vrai que cela se fait de moins en moins…

Des débuts qui me font saliver…

Impossible de parler, encore que ce ne soit pas bien grave puisque plus personne ne me comprend. Impossible de mâcher, voire de boire, tant chaque mouvement dans la bouche me blesse. Ma langue, prisonnière entre cette carapace de métal est en charpie, mes gencives saignent! Je commence au Doliprane, en trois jours passe au Di-Antalvic, et pleure pour de bon.

J’en bave, au propre comme au figuré car me voici luttant contre les accidents de salive comme un bébé. La cire donnée par ma dentiste pour rendre moins contondantes mes bagues m’enflamme les gencives! Le Pansoral ne me soulage pas. Si ce n’avait été le prix, mon parcours, j’aurais tout abandonné. J’ai cherché du réconfort sur un forum social spécialisé, j’ai perdu du poids (youpi !!), zozoté un temps. Je garde en mémoire cet olibrius qui m’est passé devant, dans la queue de la Sécurité Sociale, et qui devant mes protestations… A repris mon bégaiement! Envie de meurtre, tout d’un coup… Heureusement (!) Choupi passe par les mêmes phases, et quel soutien! Mais pour être honnête mon orthodontiste m’a affirmé qu’heureusement pour la plupart des patients ce n’était pas tant difficile! Serais-je douillette?

Phase n°2 : 26 mars 2008, pose du haut de l’appareil

Il faut dire qu’en plus mes dents sont courtes, ce qui a accentué encore plus la douleur, les bagues étant encore plus proches des gencives. Pour autant les suites de cette deuxième pose sont bien moindres, et enfin je ne zozote presque plus. L’expérience me guide : je fais plus attention à moins parler pour éviter de me blesser les premiers temps. Petite récompense : j’ai perdu deux kilos! Quand chaque bouchée blesse, on relativise vite le plaisir de manger. Il faut éviter de mâcher, ou ce qui est le plus dur à mâcher; vive les soupes, Picard, et le livre des  Hachés de Sophie offert à Choupi pour la Saint Valentin. Je ne mange plus de fruits, je sirote des jus. A la paille! Je finis par ajouter de la viande moulinée dans mes purées. Et je bénis mon Babycook qui me sauve presque la vie! Quand aux bisous, et autres câlins du reste, tout devient… plus chaste.

C’est comme tout, on finit par s’habituer

On finit par tenir, et… oublier. La vrai douleur dure au moins un mois, il en faut au moins trois pour être à peu près confortable. Après, tout dépend de la sensibilité du patient. Au cours du traitement il y a évidemment d’innombrables aphtes (il faut bien!), mais on s’est tellement habitué aux bobos qu’on a dans la bouche qu’on ne les remarque plus. Ou bien, apprend-on à mieux soulager la douleur?

Ce qui est sûr, me confie mon orthodontiste, c’est qu’il faut impérativement être bien dans sa peau quand on se lance dans cette aventure, de peur de se laisser submerger par cette petite goutte d’eau… Et j’ajouterais que l’écoute de l’orthodontiste y fait beaucoup. Tant de fois j’ai appelé désespérée le docteur Collins et son assistante au secours, pour un conseil ou un rendez-vous en urgence. Sans son écoute, sa patiente et sa gentillesse, je ne sais pas si j’y serais arrivée!

Je ne veux pas décoller, je ne veux pas décoller…

Tout d’abord, il faut niveler mes dents, c’est à dire les mettre toutes à la même hauteur. Corriger leurs rotations, et dans mon cas c’est assez lourd. Pour ce faire, l’orthodontiste utilise un petit fil en alliage, au diamètre fin et à mémoire de forme. Et ça va vite! Très vite même! Cela me conforte et me donne du cœur à l’ouvrage, car c’est bien dans les premiers mois que les changements sont les plus spectaculaires… Et cela est d’autant plus visible que l’encombrement est grand. Lors de cette première phase, on change plusieurs fois les brackets de position au fur et à mesure que les dents deviennent plus accessibles. A chacun de mes rendez-vous mensuels, l’évolution est flagrante, quelle joie!

Évidemment le sérieux du patient est indispensable… Car le risque dans ce traitement c’est de… décoller ! Et oui, chaque bague décollée retarde, voire fait reculer l’évolution du traitement. J’ai « décollé » en juillet 2008 pour la première fois! Et en série en novembre 2008… Le stress devine le docteur. Elle me confie que l’on décolle souvent par période. On fait moins attention, on se met à manger du même côté. Choupi s’en souvient, lui qui a décollé « par ma faute » en me chipant une olive dans mon assiette chez L’Italien. Je vous laisse imaginer l’ambiance à la fin du diner!

Au restaurant, en société, et ailleurs, quelques conseils soit-dit en passant…

Et quant à parler restaurant…à chaque repas, les morceaux de nourriture qui se coincent dans les bagues sont insupportables. J’ai en permanence un petit kit brosse à dents/dentifrice dans mon sac, et ai appris à me brosser les dents dans les toilettes des restaurants discrètement… Ah l’indispensable petite brosse qui se faufile entre les bagues et que l’on achète en pharmacie! Toutes ces gorgées d’eau que je garde en bouche pour risquer un mini-bain buccal! Je vous laisse imaginer les crises de rires avec Choupi quand nous tentions nos bains de bouche d’un air complice en société, de dos, l’air de rien, sourire en coin.

Ce qu’il faut retenir également : plus l’hygiène est irréprochable moins on a de bobos. Ne pas faire l’impasse sur les bains de bouches du début, le brossage après chaque repas. Et surtout j’ai eu droit à de fréquents détartrages chez le dentiste, car les bagues font produire beaucoup de tartre et la gencive s’enflamme vite. Je n’ai jamais tenu plus de trois mois sans détartrer. A rajouter au budget…

Phase n°3 : stabilisation

Si on extrait, c’est là que l’on ferme les trous. C’est enfin le moment de passer au gros fil, son diamètre plus épais permet de glisser les dents, de leur donner une inclinaison correcte, et de finir de les déplacer. C’est en mai 2008 que l’orthodontiste y glisse pour la première fois une partie des dents du haut. Et en septembre 2008 toutes les dents y tiendront enfin, notamment la vingt-deux qui en aura fini de sa rébellion! Mâtée à l’aide d’un lasso constitué par un élastique, attachée à la bague qui la tire en arrière. Hélas tout au long du traitement j’aurais droit à quelques-uns de ces lassos, qui s’ils sont invisibles par leur aspect translucide, ne le sont pas tant avec la pointe de colle posée sur la façade de la dent qui les empêchent de glisser. Pendant quelques mois, j’ai eu l’impression que mes incisives avaient des verrues!

En bas, j’ai eu droit à une incisive latérale qui partait de travers, et décollait à loisir… Elle a mis un an à rentrer dans le droit fil, en janvier 2009. Sans compter ce problème de gencives entre mes deux incisives centrales, long à corriger. Et pour « couronner » le tout? J’attends un bébé! Mes gencives en saigneront d’autant plus. Et surtout…vous avez déjà eu des nausées avec des bagues, vous?

Phase n°4 : je suis une adepte du latex…

Ah ces élastiques… Que de souvenirs… Des mois après, j’en retrouve encore dans mon sac à main, mes poches de jeans… J’en ai semé partout! La phase finale d’un traitement orthodontique consiste à mettre les arcades dentaires les unes en face des autres en opérant des tractions intermaxillaires. A l’aide d’élastiques donc. L’orthodontiste colle des boutons en métal sur les dents pour les retenir. Et il y en a des tas de sorte! Les miens sont des « Skate board »…

Cette phase débute en juin 2009. J’ai passé tout l’été à faire avancer mon arcade dentaire inférieure! Après septembre, deux mois ont été nécessaires pour tourner et mettre les milieux des deux arcades face à face, et ce, en disposant les élastiques de façon asymétrique. Et il a fallu tout l’hiver pour remettre l’incisive latérale supérieure gauche qui est ressortie un mois et demi avant la fin du traitement! Grrrr! Je vous passe les moments où Choupi et moi échangions nos élastiques par erreurs. Et ceux où, quand nous étions « en phase », nous nous les prêtions la bouche en cœur! Entre temps je suis devenue une experte en pose d’élastiques. Et si au début les crochets en plastiques pour les accrocher et un miroir m’étaient indispensables, d’un geste sûr, ni vu ni connu, y compris en société, j’enfilais ou je déposais en un éclair et en un tour de doigt mes précieux alliés en latex… Une experte.

Phase n°5. Contenir. Sa joie?

Nous voici en janvier 2010. Vingt-trois mois après le début du traitement. Un mois avant mon terme! Pour l’anecdote, Choupi a « débagué » un mois plus tôt, soit, pour lui qui avait vingt-quatre mois de prévu initialement, deux mois en avance. L’orthodontie a ses raisons que la raison ne connaît point.

Ce qui est terrible c’est que mes bagues ne me gênent absolument plus. A la dépose, j’ai l’impression que ma bouche est un boulevard! Je me remets brièvement à zozoter. C’est qu’il me faut me réhabituer à toute cette place! Tout n’est pas pour autant fini, car il me faut maintenant prendre une empreinte, je dois porter pendant au moins cinq ans deux fils de contention sur les douze dents centrales. Croyez le ou pas, mais durant les deux jours nécessaires à la fabrication de ces fils, mes dents auront légèrement bougées, ré-ouvrant l’espace entre les deux incisives centrales du haut. Panique! Heureusement gérée à la pose du fil par ma géniale orthodontiste, qui a attrapé et coincé entre ses gants les deux rebelles. Le fil en lui-même? Il ne me gêne absolument pas. Quant à la joie de la fin du traitement… Et bien si je suis soulagée, je suis aussi tout à la naissance de mon bébé et n’ai pas trop le temps de me réjouir. Et surtout… tout n’est pas fini! Car il reste encore bien du travail pour rendre définitivement mon sourire Hollywoodien.

Phase cadeau Bonux : il me faut affronter les dommages collatéraux…

C’est la (petite) face cachée de l’iceberg qui me reste à affronter. Et bien oui, on ne réaligne pas ses dents à la trentaine sans avoir à subir quelques dommages collatéraux! J’ai eu droit pour parachever mon œuvre à toute une série de rendez-vous chez mon dentiste. Et voici la liste noire de ce que j’ai du affronter :

  • Le détartrage du siècle, dans les deux jours entre la dépose des bagues et la pose du fil de contention. Avec les restes de colle. Je vous laisse imaginer.
  • Il a du m’extraire en urgence, un mois après bébé (impossible de m’anesthésier enceinte), soit deux mois après l’arrêt du traitement, la dernière dent de sagesse qui me restait. Incluse dans ma mâchoire, elle était inamovible… Jusqu’à ce que le réalignement la libère! Et qu’elle menace de tout dévaster!
  • Puis j’ai du consulter tout autant en urgence un parodontiste. Car la racine de ma couronne, une molaire, s’était enflammée, des bactéries s’étant infiltrées dans la gencive à l’occasion du glissement de la dent. Il a fallu ré-obturer le canal de cette racine. Et cela à un coût certain de refaire cela par un spécialiste.
  • Le fait de rassembler mes deux incisives centrales, en haut, a créé une superposition de chair compressée très inesthétique. Il a fallu en enlever…
  • J’ai eu la surprise de découvrir que mon incisive latérale droite faisait la moitié de la taille de sa jumelle. Ce que je ne pouvais savoir puisque c’était une dent en rotation. L’orthodontiste a donc laissé un léger espace que mon dentiste a comblé avec de la céramique pour agrandir ma dent. Il aurait été dommage d’abraser cette dent saine pour poser une facette. Ce n’est pas plus cher qu’un pansement classique, et l’effet est bluffant.
  • En parlant d’incisive latérale supérieure… La gauche justement a dévoilé une inesthétique petite pointe que l’on ne pouvait voir lorsqu’elle était retournée. On a du la limer…
  • La chair sur l’incisive centrale droite est remontée, dévoilant une partie de sa racine, ce qui est fort inesthétique et dangereux pour la dent. Une petite intervention a corrigé a peu près ce défaut.
  • Et pour finir, un blanchiment a redonné une teinte acceptable à mon sourire qui par le traitement et par le tartre, avait rendu mon émail jaune comme celui d’un fumeur!

J’en profite pour glisser au passage, que je teste actuellement le dernier dentifrice Email Diamant White and Fresh. Et que j’en suis plutôt satisfaite! Mes dents sont effectivement plus blanches et plus brillantes, et j’ai vraiment une haleine sûre plus longtemps. Un bon produit. Je regrette juste que l’effet fraicheur promis ne soit pas plus intense en bouche, et plus long sur la journée. Sur ce point je ne vois pas de différence avec mon bon vieux Fluocaril.

Au final, un sourire qui n’a pas de prix

Fin des réjouissances six mois après la dépose, soit vingt-neuf mois après le début de mon chemin de croix. Au final, il m’aura fallu presque trois ans et près de 9’000€ incluant le dentiste, l’orthodontiste et le parodontiste pour réaliser mon rêve. 2000€ par semestre, plus 1000€ par arcade pour les bagues, 160€ pour le fil de contention, et tous les à-côtés dentaires dont l’extraction de ma dent de sagesse.

Enfin j’ai pu sourire à loisir, et croquer la vie à pleine dent. Et vous savez quoi? Depuis, je n’arrête plus! Pas une photo sans étaler ma superbe dentition, j’en gratifie même les inconnus et les ronchons conducteurs de bus. J’ai tant d’années à rattraper. Des regrets? De ne l’avoir pas fait plus tôt sans doute! Malgré toutes ces contraintes, tous ces bobos subis, cet argent dépensé, je me sens… mieux dans ma peau? C’est pourtant vrai. Un beau sourire, cela n’a pas de prix.

Et vous, avez-vous déjà songé ou osé porter un appareil dentaire sur le tard?

Dr Caroline Collins, Orthodontiste, 76 rue de la Pompe, 75116 Paris
Tel: 01 45 03 14 58

http://orthodontiste-paris16.net/

Dr Bruno Dailey, Dentiste, 46 avenue d’Iéna, 75116 Paris Tel : 01 56 62 32 32

http://dentiste-paris-iena.com/

La consultation du sourire a depuis déménagé. Vous la trouverez sous la direction du professeur Mimoun à l’hôpital Saint-Louis. Tel: 01 42 38 50 44
www.laconsultationdusourire.com

Plus d’infos sur les gouttières invisibles (que je n’ai pas testé !) Invisalign sur le site www.invisalign.com

Plus d’infos sur les bagues invisibles du laboratoire 3M Unitek utilisées par le docteur Collins sur le site www.incognito.net

Par Spassiongirl dans Récits de beauté le 8/08/2011
Tags : appareil dentaire, dentifrice, Email Diamant White and Fresh, la consultation du sourire, orthodontie

La douche et les courses sont faites pour 4 jours, nous partons en courant (car un peu en retard) direction la gare pour prendre le fameux, le grand, le beau Transsibérien ! Celui qui est l’objet de merveilleuses histoires, celui dont tout le monde rêve… du moins… avant de l’avoir pris !

Vous voici embarqués avec nous pour 89 heures de train et ça… ça ne s’oublie pas !

Nous découvrons dimanche midi notre petite maison des prochains jours…maison…il faut le dire vite ! Ca ressemble plutôt à une cellule de prison de 7 mètres carrés dans laquelle nous vivrons avec 2 autres personnes. Dans le train, il n’y a pas de cuisine mais tout de même un point d’eau chaude (grand luxe !) et pas de douche mais des toilettes et un lavabo.

Nous divaguons dans le train la première heure en espérant faire des découvertes fun et la seule chose que nous découvrons, si ce n’est le wagon bar hors de prix, c’est l’évacuation des toilettes… sur les rails !! Eh oui ! La chasse d’eau est une trappe qui s’ouvre donnant vue sur les rails en dessous du train ! Hyper cool nan ?

A part ça euh…on n’a toujours pas trouvé comment ouvrir le robinet dans les toilettes et on ne sait toujours pas à quelle heure on arrive le jeudi…

Car oui, la plus grande réflexion qu’on ait eue durant ces 89 h, celle qui a dû prendre 50 heures environ a été la question du décalage horaire. 5h de décalage entre Moscou (point de départ) et Oulan-Oudé (point d’arrivée) mais impossible de savoir comment ce décalage est géré par les gares. Et comme on a pris une compagnie plus que locale… personne… mais vraiment PERSONNE ne parle anglais ! Moment de solitude…

Nous avons finalement compris au fil des jours que toutes les gares de Russie restaient sur le fuseau horaire de Moscou. Quand il est 1 h à Irkoutsk par exemple il est 21 h dans la gare de la ville. Les Russes aiment la facilité n’est-ce pas ?

Finalement, il n’a pas fallu longtemps pour que nous nous créions un petit rythme de croisière et un super emploi du temps. Nos activités principales ? Dormir, manger des plats déshydratés, lire et surtout... essayer de communiquer avec la grosse dizaine de colocataires russes avec qui nous avons eu l’immense plaisir de cohabiter ! De hommes, des femmes, des gros, des maigres (surtout des gros), des fans de Poutine, des fans de Poutine (surtout des fans de Poutine), des alcooliques, des sobres (surtout des alcooliques), des adultes, des enfants.

Parmi ces colocataires, nous avons élit le best du best, le grand gagnant du concours : un russe d’environ 65 ans, qui s’enfilait des verres d’alcool à 40 % toutes les heures, qui chassait l’ours dans ses heures perdues et qui aimait, plus que tout au monde Poutine, Joe Dassin et surtout, sa petite-fille ! Parce que oui, les russes sont de grandes bêtes au cœur tendre et nous avons été surpris par leur gentillesse et leur générosité !

Nous, ce qu’on aimait par-dessus tout dans ce trajet… c’étaient les pauses ! Il y en a eu 60 de 2 minutes qui nous rendaient très tristes car nous n’avions pas le temps de descendre et 5 ou 6 pauses de 15 à 50 minutes et celles-ci… nous mettaient en joie ! Nous descendions du train en furie et allions nous dégourdir les jambes dans les villes ! De l’air, de l’espace !

Car avant même la douche ou de la bonne bouffe, nous manquions avant tout d’espace ! Nous vous laissons imaginer Antoine dans son lit en hauteur de 1m60 de longueur. Il s’est d’ailleurs trouvé une vocation de contorsionniste et va intégrer la troupe d’un cirque russe très prochainement !

Une fois une position confortable trouvée, il ne fallait plus bouger au risque d’assommer quelqu’un avec son coude ou ses jambes ! C’est à ce moment que nous entamions de belles conversations et débats souvent tournés sur l’art de ne rien faire… (art que nous connaissons peu) « Mais finalement… ne rien faire consiste à faire quelque chose nan ? Et quand tu ne penses à rien, tu penses bien au fait de ne penser à rien et donc… tu penses à quelque chose nan ? » (hop 20 lecteurs en moins sur le blog).

Bref, ce trajet a été une véritable expérience qui au final, est passé très vite ! Nous avons rencontré des personnes géniales, pu nous reposer et peaufiner nos projets tout en traversant la Sibérie !

Nous sommes arrivés à Oulan-Oudé jeudi en fin de matinée et nous vous raconterons notre périple sibérien dans le prochain article !

Nous pensons bien à vous tous (on a eu le temps !), et vous faisons de gros bisous !

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